Seule,
je bois, je fume, je me remplis
Seule,
je me laisse aller, je me prélasse
Seule,
je réfléchis, je souris
Seule,
je pleure.
Triste et heureuse de ne devoir rien à personne.
Certaine incertitude de ce que réserve l'avenir.
Certaine incertitude de ce que vit le présent.
Certaine incertitude de ce qu'a engendré le passé.
Rien ne change, tout évolue.
samedi 26 janvier 2013
la vie, un voyage à travers les plaines, vastes et claires, et à travers des tunnels, étroits et sombres.
le voyage suit son cours, long et parfois interminable. Dans les gares, les gens attendent, se pressent. Au bout du voyage, une maison, accueillante, parfois vide.
On se prend au jeu, on se sent moins seul, on observe, on réfléchit, on s'ennuie, on est excité: le bout du voyage où nous mènera-t-il?
Je retrouve la fenêtre de ce blog que je n'avais plus ouverte depuis maintenant 3 ans.
3 ans.
J'ai trente ans et j'ai l'impression d'avoir passé le tunnel sous la manche, en 30 minutes, sans avoir remarqué que de l'autre côté un autre pays m'attend.
Mais rien ne m'attend, rien ne nous attends, tout file à toute allure et nous essayons de suivre la course. En ralentissant seulement pour s'hydrater, quelque fois.
Et là je m'arrête, je les regarde me dépasser, je n'en peux plus et me met de côté.
Mais eux continuent. Ils arriveront peut être au bout, mais moi je ne les rattraperai plus.
J'ai aimé la course, rester parmi le troupeau qui suit un chemin que personne, jamais, ne saura retracer.
En trois ans j'ai vu des paysages, réels, humains, materiels. En trois ans je me suis dépensé à plus de 200 km/h. Je me suis donnée corps et âme dans un travail qui ne changera pas la face du monde. Un voyage, qui semblait long, et qui est passé en un clin d'œil. Et en pleine course, je suis descendue du train. Je me suis arrêtée quelque part et je suis montée dans un autre train, un de ces trains qui s'arrête dans toutes les gares. Parfois délaissées, parfois animées. Mais toutes les stations avaient ça de commun, d'être éphémères.
Comme si à chaque station il fallait trouver un sens plus profond, je me suis laissée emportée. Aux rythmes et mélodies.
Est-il une station qui me donnera envie d'y vivre en toute tranquillité, en paix avec moi même, à mon rythme?
Et qu'en est-il des retour à la cse départ?
Le retour sur les routes qu'on avait quittées?
Existe-t-elles toujours? Ont-elles changées?
Comment vivre au rythme de la case départ lorsque le temps a coulé sous les ponts?
Comment s'adapter en cours de route lorsque tout nous ramène vers nous. Nous, pauvres petites bêtes dans ce monde, si vaste et fragile. Où va-t-on papa?
Que faisons nous sur cette terre, si belle, si intègre. Qu'au fur et à mesure nous piétinons, nous en perdons le sens premier, une terre d'accueil qui nous donne tout. Pourquoi ne pas savoir s'y satisfaire. Pourquoi toujours essayer de voir plus loin?
Alors que tout est là.
le voyage suit son cours, long et parfois interminable. Dans les gares, les gens attendent, se pressent. Au bout du voyage, une maison, accueillante, parfois vide.
On se prend au jeu, on se sent moins seul, on observe, on réfléchit, on s'ennuie, on est excité: le bout du voyage où nous mènera-t-il?
Je retrouve la fenêtre de ce blog que je n'avais plus ouverte depuis maintenant 3 ans.
3 ans.
J'ai trente ans et j'ai l'impression d'avoir passé le tunnel sous la manche, en 30 minutes, sans avoir remarqué que de l'autre côté un autre pays m'attend.
Mais rien ne m'attend, rien ne nous attends, tout file à toute allure et nous essayons de suivre la course. En ralentissant seulement pour s'hydrater, quelque fois.
Et là je m'arrête, je les regarde me dépasser, je n'en peux plus et me met de côté.
Mais eux continuent. Ils arriveront peut être au bout, mais moi je ne les rattraperai plus.
J'ai aimé la course, rester parmi le troupeau qui suit un chemin que personne, jamais, ne saura retracer.
En trois ans j'ai vu des paysages, réels, humains, materiels. En trois ans je me suis dépensé à plus de 200 km/h. Je me suis donnée corps et âme dans un travail qui ne changera pas la face du monde. Un voyage, qui semblait long, et qui est passé en un clin d'œil. Et en pleine course, je suis descendue du train. Je me suis arrêtée quelque part et je suis montée dans un autre train, un de ces trains qui s'arrête dans toutes les gares. Parfois délaissées, parfois animées. Mais toutes les stations avaient ça de commun, d'être éphémères.
Comme si à chaque station il fallait trouver un sens plus profond, je me suis laissée emportée. Aux rythmes et mélodies.
Est-il une station qui me donnera envie d'y vivre en toute tranquillité, en paix avec moi même, à mon rythme?
Et qu'en est-il des retour à la cse départ?
Le retour sur les routes qu'on avait quittées?
Existe-t-elles toujours? Ont-elles changées?
Comment vivre au rythme de la case départ lorsque le temps a coulé sous les ponts?
Comment s'adapter en cours de route lorsque tout nous ramène vers nous. Nous, pauvres petites bêtes dans ce monde, si vaste et fragile. Où va-t-on papa?
Que faisons nous sur cette terre, si belle, si intègre. Qu'au fur et à mesure nous piétinons, nous en perdons le sens premier, une terre d'accueil qui nous donne tout. Pourquoi ne pas savoir s'y satisfaire. Pourquoi toujours essayer de voir plus loin?
Alors que tout est là.
vendredi 15 janvier 2010
Récit de voyage (30/01/08)
Cher vous,
si j'ai parlé à certains d'entre vous pour donner des petites nouvelles vite fait, voici un rapport plus détaillé pour vous tenir au jus de carotte sauce newyorkaise ..
rien de plus agréable qu'une compagnie aérienne qui tient ses horaires, avec un service aussi efficace qu'aimable, Delta airlines m'a volé en un peu moins de 8 heures à destination: John Fidgerald Kennedy, aéroport international, New York ! passé la douane, donné mes empreintes, fait un sourire au petit oiseau qui m'enregistre dans leurs ordinateurs, j'ai choppé ma valise et un taxi et suis allée chez Paolo, l'ami sarde de Laura qui a bien voulu m'accueillir; il m'ouvre la porte avec un sourire jusqu'aux oreilles, un peu gêné ne m'attendant pas arriver si tôt (ayant lui l'habitude des retards avec les compagnies italiennes), mais tout de suite je me sens comme chez moi; il est deux heures de l'aprèm, et son petit ami, Luca, qui est là aussi est au fourneau préparant de la Pasta, on passe à table direct..au soir petit tour de piste et on finit dans un bistro français où on apprécie une soupe à l'onion ( fatale) sur des airs de jazz d'un groupe de musiciens réunis au milieu de la salle. à 9 heures je tombe, morte crevée: il est 3h du matin à Bruxelles.
Réveil pénible, symphonie stomacobizarre et je finis par embrasser les toilettes de l'appart..c'est frais..
Mais je suis à New York et il fait beau, grand soleil, et une fois tout ça vidé, Paolo et moi attaquons la ville, ses Musées ( le Whitney, un musée d'art amèricain contemporain, rude à digérer pour les non initiés et les malades du bide ) et surtout son Parc mondialement connu: on passe la journée à nous balader, se laissant caresser la peau par le soleil qui perce l'air froid de la ville, entrecoupé de quelques pauses car des attaques abdominales me l'ordonnent.. on passe la soirée avec son colloc qui s'avère être un Woody Allen bis, humour et lunettes à l'identique..
et voici mon premier jour de semaine venu, Paolo travaille, je m'attaque à mon objectif: sillonner les diverses institutions culturelles pour y laisser quelques cv, essayer eventuellemet de rencontrer quelques personnes..plus difficile que prèvu, mais je parviens à en laisser ci et là. Oublions la rencontre directe..ici, tout est sécurisé et les bureaux sont gardés à l'entrée par une cabine sécurité dont l'habitant en uniforme refuse de me laisser aller plus loin promettant tout de même de transmettre mon cv au service responsable..hum. Alors je reprend la route, il fait toujours si beau, comment ne pas en profiter pour s'installer sur un banc à Central Parc?!
je me promène beaucoup, flane dans les rues, sous les gratte-ciels, me laissant rêver à une autre vie, me fondre dans la masse qui agite cette ville.. tout en pensant à la Bellegique, ses facilités, mes repères, vous! Mary M ( "avec ta guitarre et ton spleen, avec ta prooose", merci Ol pour ces beaux textes que tu nous offre :) ) et Monsoon das les oreilles, New York s'ouvre à moi sur des mélodies si familièrement belges et je me perd dans le métro :)
Depuis hier il pleut, l'occasion revée de s'enfuir dans un des nombreux musées que New York abrite, remplies d'oevres d'art pillées en Europe! je m'exile dans la Frick Collection: un riche collectionneur de la fin du 19e début du 20e siècle qui a fait bâtir une magnifique maison où il a mis a disposition du public sa passionnante collection de peintures, sculptures et objects d'arts décoratifs..on va de Piero della Francesca à Degas en passant par Van Dyck, Rembrandt, Vermeer, Verrocchio, Goya, Fragonard..époustouflant et je me met à pleurer devant l'autoportrait de Rembrandt vieillissant..soirée arrosée en compagnie de Woody, Paolo et Luca..on rit, on mange bien, on rit beaucoup, à inventer un langage qui n'existe pas, à être obscène, a me regarder et être anxieux de la réaction que vont engendrer les bouchées que j'avale..
et aujourd'hui mercredi je vais à la conquête du musée d'histoire naturelle où Paolo travaille..il est dix heures du matin dans
la ville qui ne dort jamais, la ville du 24/7 (mais en fait tout le monde dort dans le métro lol)
la ville où tout est possible et rien ne semble inutile,
je vous embrasse de cette ville qui m'enchante toujours autant,
à très vite
si j'ai parlé à certains d'entre vous pour donner des petites nouvelles vite fait, voici un rapport plus détaillé pour vous tenir au jus de carotte sauce newyorkaise ..
rien de plus agréable qu'une compagnie aérienne qui tient ses horaires, avec un service aussi efficace qu'aimable, Delta airlines m'a volé en un peu moins de 8 heures à destination: John Fidgerald Kennedy, aéroport international, New York ! passé la douane, donné mes empreintes, fait un sourire au petit oiseau qui m'enregistre dans leurs ordinateurs, j'ai choppé ma valise et un taxi et suis allée chez Paolo, l'ami sarde de Laura qui a bien voulu m'accueillir; il m'ouvre la porte avec un sourire jusqu'aux oreilles, un peu gêné ne m'attendant pas arriver si tôt (ayant lui l'habitude des retards avec les compagnies italiennes), mais tout de suite je me sens comme chez moi; il est deux heures de l'aprèm, et son petit ami, Luca, qui est là aussi est au fourneau préparant de la Pasta, on passe à table direct..au soir petit tour de piste et on finit dans un bistro français où on apprécie une soupe à l'onion ( fatale) sur des airs de jazz d'un groupe de musiciens réunis au milieu de la salle. à 9 heures je tombe, morte crevée: il est 3h du matin à Bruxelles.
Réveil pénible, symphonie stomacobizarre et je finis par embrasser les toilettes de l'appart..c'est frais..
Mais je suis à New York et il fait beau, grand soleil, et une fois tout ça vidé, Paolo et moi attaquons la ville, ses Musées ( le Whitney, un musée d'art amèricain contemporain, rude à digérer pour les non initiés et les malades du bide ) et surtout son Parc mondialement connu: on passe la journée à nous balader, se laissant caresser la peau par le soleil qui perce l'air froid de la ville, entrecoupé de quelques pauses car des attaques abdominales me l'ordonnent.. on passe la soirée avec son colloc qui s'avère être un Woody Allen bis, humour et lunettes à l'identique..
et voici mon premier jour de semaine venu, Paolo travaille, je m'attaque à mon objectif: sillonner les diverses institutions culturelles pour y laisser quelques cv, essayer eventuellemet de rencontrer quelques personnes..plus difficile que prèvu, mais je parviens à en laisser ci et là. Oublions la rencontre directe..ici, tout est sécurisé et les bureaux sont gardés à l'entrée par une cabine sécurité dont l'habitant en uniforme refuse de me laisser aller plus loin promettant tout de même de transmettre mon cv au service responsable..hum. Alors je reprend la route, il fait toujours si beau, comment ne pas en profiter pour s'installer sur un banc à Central Parc?!
je me promène beaucoup, flane dans les rues, sous les gratte-ciels, me laissant rêver à une autre vie, me fondre dans la masse qui agite cette ville.. tout en pensant à la Bellegique, ses facilités, mes repères, vous! Mary M ( "avec ta guitarre et ton spleen, avec ta prooose", merci Ol pour ces beaux textes que tu nous offre :) ) et Monsoon das les oreilles, New York s'ouvre à moi sur des mélodies si familièrement belges et je me perd dans le métro :)
Depuis hier il pleut, l'occasion revée de s'enfuir dans un des nombreux musées que New York abrite, remplies d'oevres d'art pillées en Europe! je m'exile dans la Frick Collection: un riche collectionneur de la fin du 19e début du 20e siècle qui a fait bâtir une magnifique maison où il a mis a disposition du public sa passionnante collection de peintures, sculptures et objects d'arts décoratifs..on va de Piero della Francesca à Degas en passant par Van Dyck, Rembrandt, Vermeer, Verrocchio, Goya, Fragonard..époustouflant et je me met à pleurer devant l'autoportrait de Rembrandt vieillissant..soirée arrosée en compagnie de Woody, Paolo et Luca..on rit, on mange bien, on rit beaucoup, à inventer un langage qui n'existe pas, à être obscène, a me regarder et être anxieux de la réaction que vont engendrer les bouchées que j'avale..
et aujourd'hui mercredi je vais à la conquête du musée d'histoire naturelle où Paolo travaille..il est dix heures du matin dans
la ville qui ne dort jamais, la ville du 24/7 (mais en fait tout le monde dort dans le métro lol)
la ville où tout est possible et rien ne semble inutile,
je vous embrasse de cette ville qui m'enchante toujours autant,
à très vite
vendredi 10 juillet 2009
Chant à la lune
J’aimerais plonger dans tes yeux pour voir ton monde,
Me glisser sous ta peau pour couler dans tes veines,
Et me fondre dans l’étreinte de ton corps si soyeux,
O toi mon amour, que je ne connais pas.
Si triste au fond de ce cœur tourmenté, abimé
Si seule dans les rues d’une ville qui dort,
Je te cherche, t’attend et t’espère,
Afin d’apaiser et te confier,
Mon âme et amour que je te réserve.
vendredi 19 juin 2009
jeudi 11 juin 2009
Diary entry
June 11th, 2009
I passed my clarinet exam 2nd year with mention very good tonight and I am very glad to step forward to year 3! Sometimes, I wish time could fly... so I would become a really good clarinetist soon.
I'm enjoying this instrument a lot, it is warm and clever :)
Viva la musica!

Music, Alphonse Mucha
samedi 30 mai 2009
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