Cher vous,
si j'ai parlé à certains d'entre vous pour donner des petites nouvelles vite fait, voici un rapport plus détaillé pour vous tenir au jus de carotte sauce newyorkaise ..
rien de plus agréable qu'une compagnie aérienne qui tient ses horaires, avec un service aussi efficace qu'aimable, Delta airlines m'a volé en un peu moins de 8 heures à destination: John Fidgerald Kennedy, aéroport international, New York ! passé la douane, donné mes empreintes, fait un sourire au petit oiseau qui m'enregistre dans leurs ordinateurs, j'ai choppé ma valise et un taxi et suis allée chez Paolo, l'ami sarde de Laura qui a bien voulu m'accueillir; il m'ouvre la porte avec un sourire jusqu'aux oreilles, un peu gêné ne m'attendant pas arriver si tôt (ayant lui l'habitude des retards avec les compagnies italiennes), mais tout de suite je me sens comme chez moi; il est deux heures de l'aprèm, et son petit ami, Luca, qui est là aussi est au fourneau préparant de la Pasta, on passe à table direct..au soir petit tour de piste et on finit dans un bistro français où on apprécie une soupe à l'onion ( fatale) sur des airs de jazz d'un groupe de musiciens réunis au milieu de la salle. à 9 heures je tombe, morte crevée: il est 3h du matin à Bruxelles.
Réveil pénible, symphonie stomacobizarre et je finis par embrasser les toilettes de l'appart..c'est frais..
Mais je suis à New York et il fait beau, grand soleil, et une fois tout ça vidé, Paolo et moi attaquons la ville, ses Musées ( le Whitney, un musée d'art amèricain contemporain, rude à digérer pour les non initiés et les malades du bide ) et surtout son Parc mondialement connu: on passe la journée à nous balader, se laissant caresser la peau par le soleil qui perce l'air froid de la ville, entrecoupé de quelques pauses car des attaques abdominales me l'ordonnent.. on passe la soirée avec son colloc qui s'avère être un Woody Allen bis, humour et lunettes à l'identique..
et voici mon premier jour de semaine venu, Paolo travaille, je m'attaque à mon objectif: sillonner les diverses institutions culturelles pour y laisser quelques cv, essayer eventuellemet de rencontrer quelques personnes..plus difficile que prèvu, mais je parviens à en laisser ci et là. Oublions la rencontre directe..ici, tout est sécurisé et les bureaux sont gardés à l'entrée par une cabine sécurité dont l'habitant en uniforme refuse de me laisser aller plus loin promettant tout de même de transmettre mon cv au service responsable..hum. Alors je reprend la route, il fait toujours si beau, comment ne pas en profiter pour s'installer sur un banc à Central Parc?!
je me promène beaucoup, flane dans les rues, sous les gratte-ciels, me laissant rêver à une autre vie, me fondre dans la masse qui agite cette ville.. tout en pensant à la Bellegique, ses facilités, mes repères, vous! Mary M ( "avec ta guitarre et ton spleen, avec ta prooose", merci Ol pour ces beaux textes que tu nous offre :) ) et Monsoon das les oreilles, New York s'ouvre à moi sur des mélodies si familièrement belges et je me perd dans le métro :)
Depuis hier il pleut, l'occasion revée de s'enfuir dans un des nombreux musées que New York abrite, remplies d'oevres d'art pillées en Europe! je m'exile dans la Frick Collection: un riche collectionneur de la fin du 19e début du 20e siècle qui a fait bâtir une magnifique maison où il a mis a disposition du public sa passionnante collection de peintures, sculptures et objects d'arts décoratifs..on va de Piero della Francesca à Degas en passant par Van Dyck, Rembrandt, Vermeer, Verrocchio, Goya, Fragonard..époustouflant et je me met à pleurer devant l'autoportrait de Rembrandt vieillissant..soirée arrosée en compagnie de Woody, Paolo et Luca..on rit, on mange bien, on rit beaucoup, à inventer un langage qui n'existe pas, à être obscène, a me regarder et être anxieux de la réaction que vont engendrer les bouchées que j'avale..
et aujourd'hui mercredi je vais à la conquête du musée d'histoire naturelle où Paolo travaille..il est dix heures du matin dans
la ville qui ne dort jamais, la ville du 24/7 (mais en fait tout le monde dort dans le métro lol)
la ville où tout est possible et rien ne semble inutile,
je vous embrasse de cette ville qui m'enchante toujours autant,
à très vite
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